Le territoire de l’Aubrac

Un pays, une race, des hommes...

"Depuis toujours, sur l’Aubrac, rien ne se dissocie : l’homme, la terre et l’animal ont un destin commun. Ce n’est pas par hasard si la race Aubrac porte de la manière la plus naturelle le nom d’un village et d’un pays : elle s’identifie au terroir qui est devenu son second berceau."

La longue histoire géologique de l’Aubrac s’inscrit dans celle du Massif central. Quatre ensembles géologiques marquent son paysage : roches métamorphiques, granite, coulées de lave et moraines. Sur ces différents socles, l’eau s’écoule et forme un réseau hydrographique dense constitué de 2000 Km de cours d’eau et d’une quinzaine de lacs (couvrant environ 3000 ha). Boraldes, cascades ou tourbières, l’eau n’est jamais bien loin.


Troupeau en estive au mois de juin

Troupeau en estive au mois de juin


Au-delà de 1100 m, plus de maisons, on atteint le royaume de la vache Aubrac couvert d’une pelouse d’herbe parfumée : l’étage des estives. Sur ces vastes étendues de pâturages souvent dépourvus d’arbres ou de haies, les seules constructions sont des burons (voir article sur l’histoire de la race Aubrac) et des murets formés de gros blocs basaltiques. Ces derniers sont là pour délimiter les parcelles des différents éleveurs qui font transhumer leurs troupeaux en estive à la belle saison. Entre les parcelles ainsi définies on trouve les drailles (chemins empruntés par les troupeaux lors de la montée et de la descente des estives).

Dans cet environnement, l’homme et la vache Aubrac ont appris à se connaître et forment un duo inséparable face aux éléments naturels du plateau de l’Aubrac. L’Aubrac est assez rustique pour s’adapter aux caprices du climat. Quant aux habitants de l’Aubrac, ce sont des hommes passionnés et passionnants !